Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 18:50

Un pas. Un deuxième.

Une sphère d'énergie photonique hautement accélérée surgit de nulle part et lui arracha le haut du dos, couvrant le sol enneigé d'une robe pourpre. Les muscles et vaisseaux brûlés commençaient déjà à se reconstituer, stimulés par les gênes mutés et parfait de la Nuée.

Le zergling recula instinctivement - la seule chose qu'il lui restait d'avant l'assimilation de son espèce - mais la crainte de la douleur ne représentait rien par rapport au sentiment de terreur et d'adoration qui l'envahissait lorsqu'il était sous l'oeil de l'Overmind.

L'ombre d'un seigneur le couvra un instant., impassible dans le blizzard qui rageait.

Une sensation familière parcourut le long de l'échine du zergling, l'Overmind avait posé une fraction de seconde son oeil immortel et omnipotent sur son insignifiante silhouette. Toute semblance de libre-arbitre s'évapora et la bête de la Nuée courut vers son devoir.

L'assimilation au sein de la Nuée avait fourni à cette espèce une vélocité impressionnante ainsi qu'un don de régénération moléculaire rapide, mais rien ne le sauva des canons à photons bordant l'avant-poste Protoss.

"Trois."

Le mot seul ne signifiait rien. Une simple donnée, sans contexte, ne peut être une information. Mais pour le cérébrate supervisant l'invasion de ce monde, cela voulait dire quelque chose.

Trois. Autant de couveuses à portée d'action. Les oeufs ne tarderaient pas à éclore. Incertitude.

Malgré la distance incommensurable qui le séparait de Char, l'Overmind veillait toujours sur lui, et conforta la jeune larve dans sa décision.

Quelqu'un observant alors la masse gélatineuse, parodie atroce d'un cerveau, n'aurait jamais vu qu'un mouvement presque imperceptible, peut être fruit d'un mouvement erratique du liquide céphalo-rachidien.

Mais le cérébrate avait alors accompli un exploit qu'aucun autre être, pas même un de ces puissants templiers de la Khala, n'aurais pu imaginer. Commandant aux millions d'insectoïdes sur le satellite sans nom, il venait d'en choisir une douzaine très précise.

La première escarmouche du mont de l'Enfant s'acheva lorsque le dernier disciple rendit l'âme et que le dernier pylone explosa dans une myriade de cristaux. Les corps sinueux des hydralisks dessinaient un terrible spectacle d'ombres chinoises, dansant autour des ruines du nexus.

 

 

Pour les hérétiques qui n'auraient pas reconnu, il s'agit là d'une carte (à trois joueurs) de Starcraft.

 

Relativement récente, je l'ai pratiquée pour la première fois hier soir.

En effet, hier j'ai brisé mon voeu de non-jeu.

Hier, j'ai rebranché mon disque dur externe, lancé l'executable et me suis connecté au serveur de SC2GG.

Hier j'ai affronté un des habitués d'IRC sur cette carte alors inconnue.

Et, hier, j'ai regoûté après tant de temps le sang de mes ennemis.

 

Oui, j'ai vaincu. Trois fois. TvZ, ZvP et TvP.

 

La sensation d'exaltation m'a suffisamment motivée pour que j'écrive un article.

 

Donc voilà.

 

...

 

 

 

 

 

 

  NOTSORANDOMPICTURETIME!

 

 

 

Par Arkhaschan
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /2009 19:08

Sans doute vous rappellez-vous d'un mien précédent ticket évoquant cette folie qu'est le patriotisme.

 

Non ? Bon bah retournez le lire, et commentez, ça me fera un bon boost d'ego.

 

Toujours est-il qu'il existe un paladin nimbé de lumière, parangon de l'humanité et hérault des bonnes valeurs qui s'avère également être occasionnel lecteur de mon post-it; et qu'il a jugé bon de consacrer un peu de son temps à rédiger une réponse brève au dit article.

 

http://owwpedogb.over-blog.fr/

 

Allez, mon armée, et dites du mal de ce qu'il pense ! Montrez-y qu'il a tort de s'opposer à la marche de l'Arkhanisme !

 

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Voici la rituelle image aléatoire !

 

 

 

Et comme je n'en avais pas postée pour mon dernier article, voici une vidéo musicale !

 

Bon, faut sauter la première minute et demi, mais j'ai été heureusement surpris en découvrant ce morceau (grâce à un anonyme L).

 

 

Par Arkhaschan
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 18:39
Je suis un être contradictoire.
Je suis de ceux qui se lèvent le matin avec en leur coeur la hâte de se recoucher le soir, mais qui ont la profonde conviction que l'on gâche un tiers de ses années actives - et la moitié du matin et du crépuscule de sa vie - à rester allongé.

Il est bien entendu naturel de dormir tant - ne ressent-on pas le voile pesant de la fatigue et les distants mais hypnotiques appels de Morphée dès que l'on quitte le sommeil du juste pour aller faire s'écouler un monde de douleur sur notre innocent réveil après une nuit trop courte ?

L'humain actif est aisément fatigué après seize heures de travail et de vadrouille, et l'évolution a favorisé les homo -sapiens diurnes dévouant leurs journées à chasser le Megatherium plutôt que les quelques fous s'attaquant aux horreurs qui attendent derrière le trop fin rideau de la nuit.

Malgré ses griffes de 30cms, le Megatherium reste moins terrifiant que ce qui rôde dans les ténèbres

Notre rythme de vie fut longtemps dicté par le circadienisme* de notre sommeil, mais maintenant que la vie paysanne n'impose plus à chacun le besoin de se réveiller avec les poules et que nombre de métiers peuvent s'effectuer dans le confort de son canapé - éliminant par là toutes les restrictions horaires liées aux rapports sociaux - pourquoi cette insistance à passer tant de temps au lit ?

Il nous faut comprendre l'intérêt et le fonctionnement du sommeil.

Je ne vous ferai pas l'insulte de répéter bêtement ce que peut vous apprendre Wikipedia, et vous épargnerai un long discours sur les différentes phases du sommeil.
Vous aurez cependant droit à un petit résumé des points qui nous intéressent:
   Parmi les huit heures moyennes passées à dormir, six et demi d'entre elles sont utilisées afin que les cellules se divisent, afin que le corps grandisse, tandis que les trois demi-heures restantes sont passées en sommeil paradoxal.
   Le sommeil paradoxal permet au corps de réellement se reposer, de rêver et est également l'unique phase de sommeil qui soit nécessaire pour survivre.

En effet, les enfants et les malades ont tout intérêt à dormir leurs huit heures journalières, mais l'humain adulte et en bonne santé n'a vraiment besoin que du sommeil paradoxal. L'humain adulte et en bonne santé consacre donc un peu plus du quart de sa journée à ne rien faire d'autre que transformer de l'oxygène en monoxyde de carbone.

Hélas, on ne peut pas simplement programmer son réveil pour qu'il s'enclenche au bout d'une heure et demi de sommeil. La période passée en sommeil paradoxal est fragmentée et ne s'enclenche pas nécessairement dès que l'on s'endort.

Vous l'aurez deviné, il faut donc "dresser" son cerveau afin que celui-ci passe en sommeil paradoxal dès le coucher.

C'est là qu'entre en jeu l'Uberman Sleep Schedule.
Cette organisation polyphasique du sommeil propose de faire des siestes de 20 à 30 minutes toutes les quatre heures tout au long de la journée, à la place de dormir pendant 8 heures toutes les 24 heures. Pour les non-matheux, cela signifie que vous dormirez deux à trois heures par "jour" plutôt que huit.

Bien sûr, il faut une période d'adaptation, d'une à deux semaines, durant lesquelles on subit une fatigue écrasante, mais le prix en vaut la chandelle. Une fois le cerveau adapté, il entrera en sommeil paradoxal dès que votre tête touchera l'oreiller lors de vos siestes, vous assurant une pleine forme pour les quatres heures suivantes.

Avec 22 heures d'activités par jour, il vous sera parfaitement possible d'avoir un travail, de suivre des études, faire toutes vos corvées, rattraper votre retard sur les Desperate Housewives (ou ne sais-je ce que les gens regardent de nos jours) tout en ayant assez de temps pour vous ennuyer.

Mais il y a une raison pour laquelle le sommeil polyphasique est peu répandu: cela entraîne des horaires très différents de la normale.
Les guillemets autour de 'jour', plus haut, ne sont pas là pour rien. Avec un sommeil réparti en six siestes par jour, vous n'aurez plus de notion de jour et de nuit.
Impossible de pratiquer cette technique si vous avez des enfants ou si vous avez un travail qui vous empêche de prendre une pause toutes les quatres heures. Il est nécessaire, avec de si étroites fenêtres de sommeil, de ne jamais sauter de siestes et d'être parfaitement ponctuel, sans quoi l'on risque de souffrir l'équivalent d'une nuit blanche au bout de quatre heures et de déséquilibrer son rythme de sommeil.
Préparez vous également à passer de longues heures seul, car vous serez bien souvent en pleine forme alors que vos voisins ronfleront.
Enfin, si l'on sait que seul le sommeil paradoxal est vital, on ignore encore les effets à long terme de la privation des autres phases de sommeil.

Selon mon emploi du temps, j'envisagerai dans les années à venir de me mettre à l'Uberman Sleep Schedule, et tiendrai un journal de mes aventures aux frontières du royaume de Morphée.

* : Oui.
Par Arkhaschan
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 19:17
Travaux de défenestration dans ma maison + journées de plus en plus difficiles sur le moral = un Arkh' tout crevé

Comme je n'oublie pas ce post-it surfant sur l'océan déchaîné des interwebz, voici un article que j'ai écris en cours.

N'étant pas en état de le relire pour le perfectionner ou le caurijé, je le retape comme tel, et y jetterai un coup d'oeil désapprobateur plus tard.




Il y a une sorte d'auto-justification dans l'acte de se plaindre.

Une plainte est souvent, au moins au point de vue du plaintif, le cri de l'innocent qui voit son bon droit bafoué.
On tente ainsi de dénoncer une injustice en exprimant son désarroi à autrui.
Par conséquent, une plainte est initialement un appel à l'aide.

Cela a cependant évolué.

Dans notre monde ou de superficiels bavardages font office de parades sociales, la plainte n'est plus une demande d'aide, mais la tentative de "faire la conversation", en attaquant la manifestion du plus petit des embarras. Et c'est, dans ce domaine, une arme efficace; l'on se plaint d'embarras qu'a souffert et pourrais souffrir son auditoire, l'on en appelle à son sens de l'empathie.

 

C'est avec cette compréhension du concept de plainte que j'ai entamé ma vie.

 

Dernier enfant d'une famille nombreuse et d'une nature timide et peureuse, je ne brillai pas à table - car c'était là le forum familial - de par ma conversation fascinante. Il m'apparait normal que, si j'en crois ma mémoire, je n'ai osé prendre pour la première fois la parole en société que pour me plaindre.

Enoncer quelque chose de socialement inacceptable en tant que ma première participation aurait été un échec retentissant, me dictait déjà mon cerveau primate, et la plainte était un instrument qui m'apparaissait parfait pour éviter un tel désastre. Ma taille et mon âge ne feraient que me renforcer dans mon rôle de petite chose innocente.

 

La réplique qui me fut offerte berce encore ma vie aujourd'hui:

"Ah oui? Et bien fais toi z y, la vie est injuste."

 

Retentissèrent alors les inévitables références à Calimero, mais je ne saurai en dire plus, mon cerveau ayant écrasé mes mémoires d'enfance avec les paroles d'un album d'Andrew W.K.* :

 

"And though I never know you 
I look at your face. 
To tell you that I love you 
Don't know what to say 
You're everything I got, you beautiful girl
The only thing I live for in the whole wide world
"

 

J'ai depuis appris qu'il fallait, une très bonne raison pour se plaindre, sans quoi l'on n'obtenait aucune sincère sympathie.

Ainsi, je fais toujours attention aux plaintes des autres afin de différencier les demoiselles en détresse** de ces légumes humanoïdes qui, tel un moi crépusculaire, ouvrent leurs discussions sur un insignifiant "la pluie, c'est chiant, ça mouille." (Ils avouent même inconsciemment que la plainte n'est pas fondée, car ils sont eux-mêmes en T-shirt et refuse le parapluie qu'on leur offre.)

 

Si j'évoque tout ça, c'est parce que je me suis retrouvé confronté à un tel primeur anthropomorphe.

Celui ci polluait toutes les oreilles à portée de crachat à grand coup d'inepties pleurnichardes, et s'offusqua lorsque je lui fit remarquer, certes avec ma cordialité légendaire, que sa tentative de socialisation était vouée à l'échec car sa plainte était non-fondée. Lui de répondre que celle ci ne l'était pas. Moi de répliquer qu'à force de se fourrer ainsi le doigt dans l'oeil il finirait par se trouer le cuir chevelu.

Il s'efforça pendant le reste de la journée à me faire manger mes mots, cherchant une bagarre qui ne devait pas être, tel un chien s'enrageant lorsqu'on lui fourre le nez dans sa merde.

 

La morale de cette histoire est la suivante:

 

Ne débattez pas avec les abrutis, ils vous abaisseront à leur niveau et vous battrons avec l'expérience. Ne tentez pas non plus de leur enfoncer un parcmètre dans la bouche et de touiller, ce serais vous que l'on réprimanderait - et ça c'est vraiment trop injuste.

 


*: 10 points au premier commentaire qui retrouve la chanson originelle sans utiliser de moteur de recherche.

**: Les damoiseaux en détresse sont plus difficiles à remarquer, car ils crient plus rarement à l'aide. En effet, l'ego du mâle moyen est nettement plus large que son instinct de conservation.

 

 

 

C'est maintenant le moment que vous attendez tous: l'image aléatoire !

 

Par Arkhaschan
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 19:11

Mon manque d'articles ces derniers temps peut être justifié par ceci :

Je n'ai pas eu le temps.

 

J'ai en effet réussi à faire fonctionner Age of Wonders 2 sur mon ordinateur, et y ai joué durant les quelques heures de tranquillité que j'ai eu cette dernière semaine.

Il y a aussi le fait que j'ai passé beaucoup de temps à vadrouiller sur les interwebz en quête de choses à lire et à faire, et ai par conséquent de nombreuses idées d'articles en préparation, il me faut juste le temps de les rédiger.

 

En attendant, une rapide diatribe sur la procrastination:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Arkhaschan
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